Budget de la Ville de Namur | Réaction du Groupe Socialiste

Ecrit par le 21 décembre 2011

Budget de la Ville de Namur | Réaction du Groupe Socialiste

Le budget de la ville de Namur a été adopté ce lundi soir au conseil communal.

Le groupe socialiste déplore le manque d’ambition de ce collège. Une constante depuis 5 ans !

Quel est le constat ?

Les dépenses augmentent plus que les recettes (3,23% pour 1,52%) et l’exercice propre présente un déficit de 2,8 millions € !

Certes, sur le plan global, le service ordinaire est en strict équilibre … Mais uniquement en raison du résultat présumé des exercices antérieurs. Cela est dû à deux « bonnes nouvelles », indépendantes de l’activité du Collège communal :

- Une plus-value d’additionnels à l’IPP 2011 annoncé par le SPF Finances ;
- La majoration du fonds des communes décidée par le Gouvernement wallon en raison de l’inflation plus importante qu’escomptée.

Bref, un « ballon d’oxygène exogène » grâce auquel le fonds de réserve sera miraculeusement épargné !

Sans l’existence de ce fonds de réserve constitué par un prêt tonus – 23 millions d’aide extraordinaire de la Wallonie – la situation financière de la ville aurait été catastrophique…

Même si la crise financière, économique et ultralibérale sévit partout en Europe, elle ne peut avoir pour effet d’étouffer l’ambition et la volonté des responsables politiques d’une Ville, capitale de sa Région.

Au contraire, elle doit pousser à l’imagination et à l’initiative.  Elle doit décupler des énergies et pousser aux collaborations. La ville de Namur doit avoir l’ambition de son statut.

Force est de constater que l’ambition n’est pas partagée… elle est divisée !

La majorité s’est effectivement distinguée par une puissante volonté de changement : celle de ne rien faire et de laisser au stade des ambitions, les grands projets pour la Ville.

Nous regrettons l’absence de tels projets qui soient de nature à fédérer l’ensemble des forces vives namuroises (le monde économique, les acteurs de la culture, le secteur associatif,…) et l’ensemble de la population.

De plus, nous ne pouvons qualifier la politique menée de « gestion saine et responsable » :

- Celle qui produit un déficit de 2,8 millions € en cette dernière année de législature.

- Celle qui nous enferme dans un schéma de structure qui limite et qui contraint.

- Celle qui nous promet un abri de nuit depuis 5 ans.

- Une dalle pour les bus, qui sera finalement une gare de bus qui au final sera un arrêt de bus !

- 5 ans pour des projets, des études, des annonces !


Quel bilan au bout de 5 ans ?

- Namur est une ville qui n’a pas daigné recueillir l’avis de ses habitants alors que les citoyens demandent une attention accrue en matière de propreté, de sécurité, de mobilité, d’incivilités et d’accessibilité notamment en matière de parkings.

- Une ville qui ne sait pas dans quel sens aller. Un peu à l’instar de son plan mobilité, tant de fois modifié. Si on en croit la dernière note à notre disposition, le plan de mobilité est encore en voie de subir d’importantes modifications sur la base de « possibles » changements d’itinéraires du TEC à l’avenir. Encore aucun accord entre la ville et les TEC, juste une « possibilité », rien de concret.

- Une ville qui s’endort et qui peine à retenir le touriste : où en est l’accroissement éventuel de l’offre hôtelière ? Namur doit être un haut lieu du tourisme wallon avec les infrastructures nécessaires.

- Une  ville nonchalante qui n’attire pas le chaland : quid de la réflexion sur les parkings ? Pourquoi opposer un projet de centre commercial à un autre sans autres explications ni concertations, notamment au sein du Conseil communal ?

- Une ville qui minimise ses atouts, comme celui d’avoir d’une université sur son territoire qui souhaite pourtant tellement s’ouvrir à la ville.  Le recteur l’a répété.

- Une ville que fuit le Namurois pour s’expatrier vers les communes avoisinantes comme Assesse, Fernelmont ou d’autres. Au hit-parade de l’augmentation de la population sur une base annuelle, Namur est à l’avant-dernière place de l’arrondissement. Les communes limitrophes – Floreffe, La Bruyère, Gembloux et Gesves -quant à elles ont un taux de croissance 3 à 4 fois supérieur.


Pour nous, un dernier constat s’impose enfin en matière budgétaire:

A politique inchangée, la situation financière de la Ville de Namur deviendra intenable d’ici deux à trois années.

Il nous paraît qu’une augmentation naturelle – en d’autres termes sans augmentation des taux- du produit des taxes additionnelles (PI et IPP) devrait faire l’objet des préoccupations premières du Collège.

A cet égard, en parallèle à une réflexion sur l’habitat et le cadre de vie, le développement de l’activité économique doit à tout prix être privilégié si nous ne voulons pas être amenés inévitablement à supprimer ou diminuer des pans entiers de l’activité communale et de service à la population.

Les projets à mettre en œuvre doivent être imaginés dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire réellement durable, c’est à dire qui, au-delà de l’attractivité économique,  intègre aussi la dimension humaine et sociale !

 

Il nous faut redonner à notre ville, une ambition, un souffle, un avenir.

Nous comptons sur vous en 2012.

Nous vous présentons tous nos vœux de santé et de bonheur,

Le Groupe Socialiste

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